Youn Sun Nah – Flagey

Salle comble, ce samedi 8 octobre à Flagey, pour accueillir Youn Sun Nah qui présentait son dernier album Walking World. Un album dont elle est, pour la première fois auteur compositrice. Un album très personnel, donc, et plus intimiste que jamais. Un album très pop, très chanson. Très peu jazz finalement. Qu’importe.

La voilà qui arrive, toute blonde, en même temps que ses musiciens (Brad Christopher Jones (cb, eb), Thomas Naïm (g) et Tony Paeleman (p, keys)).

Souriante et timide (faussement timide) elle remercie déjà le public de sa fine et fragile voix qui contraste tellement avec celle de son chant. On est habitué. Toujours charmé.

Une première ballade, façon country folk et guitares vibrantes avant d’enchainer avec un morceau plus blues et pop où la voix se fait plus rocailleuse. Oui, Youn Sun Nah maîtrise les cordes vocales comme personne. « Walking World », « Don’t Get Me Wrong », quelques rythmes enregistrés pour soutenir les trois musiciens ou enrober « Heart Of A Woman ». Tout est au cordeau, réglé comme sur du papier à musique. C’est propre, trop propre même. On a l’impression d’avoir déjà vu ce spectacle. Et les émotions, comme les surprises, se font un peu attendre.

On sent enfin un frémissement sur une chanson en italien (?), accompagnée par un piano étouffé. Il se passe quelque chose… mais le soufflé retombe bien vite. Bien sûr, il y a la technique irréprochable, cette tenue de note fabuleuse après le solo de guitare (« Bird On The Ground ») et son imitation parfaite de chants de mouettes.

Alors, comme si on passait dans un second set, Youn Sun Nah fait étalage de ses capacités vocales (« Asturias »). Puis propose un joli moment plein de grâce (« Killing Me Softly » avec une boîte à musique à manivelle) avant de reprendre « Jockey Full of Bourbon» de Tom Waits (mais pourquoi vouloir parfois imiter l’homme à la voix cassée ?). Même le « Hallelujah » final manque presque d’un peu de sincérité.

Bien entendu, il y a de la tendresse, de la beauté, de l’humour et de la gentillesse, mais on attendait (moi, en tout cas) un peu plus de surprises, de renouvellement. Entre extraordinaire (et éblouissant) et trop convenu (sage et attendu), un concert beau et inégal.

Merci à ©Olivier Lestoquoit pour les images

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